Dernière mise à jour le : 30 mars 2020

Les paysages littoraux en Bretagne sont très variés

Sur le littoral breton, falaises, vasières, plages de sable et de galets se succèdent rapidement. Mais on y trouve aussi des zones portuaires et des terres gagnées sur la mer, les polders, où l'influence humaine se fait plus forte.

Les paysages littoraux en Bretagne

Le trait de côte en Bretagne s’étend sur des centaines de kilomètres et représente un tiers du linéaire côtier métropolitain. Le linéaire côtier est composé d’une succession de falaises rocheuses et de plages de toutes tailles. Cette variété des paysages littoraux est liée en grande partie à la nature du sous-sol et à l’action des vagues. Les rias (ou abers en breton) sont typiques du littoral régional et contribuent à une économie spécifique. Ces estuaires étroits ont été creusés par des fleuves. Ce sont d’anciennes vallées parfois très encaissées (notamment en Bretagne Nord), aujourd’hui ennoyées et qui incisent profondément l’arrière-pays de telle sorte que la marée remonte loin dans les terres.

 

Une frontière changeante

Le retour cyclique des marées hautes et basses, de vive ou de morte-eau, ainsi que les conditions météorologiques, multiplient les perceptions des paysages du bord de mer. Ceci est d’autant plus marqué que la surface de l’estran, c’est-à-dire la zone de battement des marées entre basse et haute mer, est plus étendue du fait de forts marnages (sur la côte Nord) ou d’une topographie très plane.

 

Une forte pression foncière sur le littoral

Les ports ont joué un rôle important dans l’implantation des villes de la région, y compris les ports en fond de rias. Si bien qu’on observe aujourd’hui une urbanisation plus importante sur le littoral qu’à l’intérieur des terres - à l’exception de Rennes, porte d’entrée continentale de la région. Le tropisme littoral, lié au développement des stations balnéaires à la fin du XIXe siècle, et l’essor du tourisme et des résidences secondaires au XXe siècle ont contribué à renforcer cette urbanisation sur la côte.

La pression foncière sur le littoral se traduit aujourd’hui par la présence de paysages d’habitat diffus voire urbains denses qui se sont mis en place au détriment de paysages agro-naturels. C’est particulièrement le cas en Bretagne Sud où le foncier agricole n’a pas résisté à la pression touristique. En Bretagne Nord, la forte valeur agronomique des sols légumiers peine à endiguer cette tendance. Les évolutions de la filière agricole se traduisent par l’apparition de cultures légumières sous serres de grandes dimensions, marquant fortement les paysages au-delà du linéaire côtier. À l’est du Morbihan, l’urbanisation diffuse s’étend profondément dans l’arrière-pays, déstructurant le foncier agricole. Ces paysages très hétérogènes sont en forte mutation.

Avec l’élévation du niveau de la mer en cours, liée au changement climatique, érosion et submersion marines vont modifier la position du trait de côte et avoir un impact sur les paysages littoraux et des modes de vies.

 

Mieux comprendre

Focus sur différents paysages littoraux bretons par le conservatoire du littoral.

 

Accéder aux données

Carte détaillée de la nature du trait de côte en Bretagne.

Auteurs : Emmanuèle Savelli (OEB)
Collaborateurs : François Hédou (Cerema)

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