Dernière mise à jour le : 10 septembre 2021

En 2020, des toxines de cyanobactéries ont été ponctuellement identifiées dans 10 sites bretons de baignades en eau douce

Chaque année, l’agence régionale de la Santé Bretagne surveille la quantité de cyanobactéries dans des sites de baignade en eau douce et, au-delà du seuil sanitaire des 100 000 cellules/ml de cyanobactéries, elle recherche l'éventuelle présence de toxines. En 2020, les analyses ont révélé ponctuellement la présence de toxines dans 10 des 26 sites surveillés.

Infographie Cyanobactéries

La prolifération de cyanobactéries est une des manifestations de l’eutrophisation des écosystèmes aquatiques. Ces micro-algues colonisent les milieux d’eau stagnante, riches en nutriments, notamment en phosphore qu’elles assimilent et stockent facilement. C’est à la fin des années 1970 que les premières proliférations ont été constatées dans des plans d’eau bretons. Les cyanobactéries peuvent se multiplier massivement en très peu de temps et atteindre plusieurs millions de cellules par millilitre d’eau. On reconnaît ce phénomène à la couleur vert intense que l’eau peut prendre, à la présence de fleurs d’eau, de traînées colorées ou encore d’écumes mousseuses à la surface de l’eau. Ces phénomènes durent de quelques jours à plusieurs semaines.

 

Amas de cyanobactéries de type microcystis
NOAA Great Lakes Environmental Research Laboratory | Amas de cyanobactéries de type microcystis

Un risque sanitaire

Le risque sanitaire lié aux cyanobactéries réside dans la capacité qu’ont certaines espèces à produire des toxines provoquant des troubles de santé chez l’homme et les animaux (affections digestives de type gastro-entérite, neurologiques ou cutanées). Les troubles observés dépendent des concentrations de toxines et des conditions d’expositions (baignade, activité nautique, etc.). Pour ces raisons, les sites de baignade en eau douce bénéficient d’une surveillance complémentaire au suivi bactériologique.

Les résultats du suivi en 2020

En 2020, 14 sites sur les 26 suivis par l’Agence régionale de la santé Bretagne ont connu des proliférations de cyanobactéries dépassant le seuil sanitaire de référence fixé à 100 000 cellules/ml, à partir duquel une recherche de toxines est déclenchée. Dans 8 de ces sites, les analyses ont révélé ponctuellement la présence de toxines. Les résultats détaillés du suivi sanitaire des cyanobactéries dans les zones de baignade en eau douce bretonnes sont disponibles depuis 2018 et mettent à disposition de tous les informations sur l'évolution des dénombrements de cellules de cyanobactéries et la présence éventuelle de toxines, site par site.

 

Auteurs : Emmanuèle Savelli (OEB)
Collaborateurs : Benjamin Richard et Marie-Agnès Pilard (ARS Bretagne)
Organisme Associé
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