Dernière mise à jour le : 11 juin 2019

En 2018, deux-tiers des sites de baignade en eau douce en Bretagne ont dépassé le seuil sanitaire des 100 000 cellules/ml de cyanobactéries

L’Agence régionale de la Santé Bretagne assure le suivi complémentaire des cyanobactéries pour 27 sites de baignade en eau douce. En 2018, 18 sites ont connu des proliférations de cyanobactéries dépassant le seuil sanitaire de référence fixé à 100 000 cellules/ml, à partir duquel une recherche de toxines est déclenchée. Dans 9 de ces sites, les analyses ont révélé ponctuellement la présence de toxines.

cyanobacteries_sites_baignade_Bretagne

La prolifération de cyanobactéries est une des manifestations de l’eutrophisation des écosystèmes aquatiques. Ces micro-algues colonisent les milieux d’eau stagnante, riches en nutriments, notamment en phosphore qu’elles assimilent et stockent facilement. C’est à la fin des années 1970 que les premières proliférations ont été constatées dans des plans d’eau bretons. Les cyanobactéries peuvent se multiplier massivement en très peu de temps et atteindre plusieurs millions de cellules par millilitre d’eau. On reconnaît ce phénomène à la couleur vert intense que l’eau peut prendre, à la présence de fleurs d’eau, de traînées colorées ou encore d’écumes mousseuses à la surface de l’eau. Ces phénomènes durent de quelques jours à plusieurs semaines.

 

Amas de cyanobactéries de type microcystis
NOAA Great Lakes Environmental Research Laboratory | Amas de cyanobactéries de type microcystis

Un risque sanitaire

Le risque sanitaire lié aux cyanobactéries réside dans la capacité qu’ont certaines espèces à produire des toxines provoquant des troubles de santé chez l’homme et les animaux (affections digestives de type gastro-entérite, neurologiques ou cutanées). Les troubles observés dépendent des concentrations de toxines et des conditions d’expositions (baignade, activité nautique, etc.). Pour ces raisons, les sites de baignade en eau douce bénéficient d’une surveillance complémentaire au suivi bactériologique.

Les résultats du suivi en 2018

En 2018, 18 sites sur les 27 suivis par l’Agence régionale de la Santé Bretagne ont connu des proliférations de cyanobactéries dépassant le seuil sanitaire de référence fixé à 100 000 cellules/ml, à partir duquel une recherche de toxines est déclenchée. Dans 9 de ces sites, les analyses ont révélé ponctuellement la présence de toxines.

 

Accéder aux données

Auteurs : Emmanuèle Savelli (OEB)
Collaborateurs : Benjamin Richard et Marie-Agnès Pilard (ARS Bretagne)
Organisme Associé

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