Dernière mise à jour le : 1 juin 2022

Globalement, les massifs forestiers bretons sont dans un bon état sanitaire

Toute l'année, une dizaine de spécialistes des milieux forestiers en Bretagne surveille de près dépérissements et populations de parasites en forêt. Résultat en 2021 : hormis le châtaignier, l’épicéa de Sitka et le pin Laricio qui sont dans un état de santé moyen, les autres essences forestières se portent bien.

Des spécialistes des milieux forestiers en veille

Le suivi sanitaire des forêts en Bretagne est assuré par des correspondants-observateurs de terrain, travaillant à l'Office national des forêts (gestionnaire des forêts publiques), au Centre régional de la propriété forestière Bretagne - Pays de Loire (gestionnaire des forêts privées) et dans des directions départementales des Territoires et de la Mer. Ce réseau d’administrations et d’organismes forestiers est placé sous le pilotage du pôle interrégional Nord – Ouest de la Santé des forêts, depuis 1989. Lui-même applique une stratégie nationale décidée par le ministère en charge de la sylviculture.

Les correspondants-observateurs sont chargés de surveiller les forêts, diagnostiquer les problèmes phytosanitaires, aider les gestionnaires et conseiller les propriétaires. Pour ce faire, depuis près de 30 ans, ils veillent, à l’affût de tout problème sanitaire, et collectent des observations lors de leur travail quotidien ou suite à des demandes de gestionnaires forestiers. En surveillant l'état de santé des arbres, les correspondants observateurs suivent aussi l’évolution des écosystèmes forestiers.

 

JYB Devot - Travail personnel - CC BY-SA 4.0 | Réseau caractéristique de galeries creusées par des scolytes

 

Bilan 2021 de l'état sanitaire des forêts en Bretagne

Globalement, les massifs forestiers bretons enregistrent un bon état sanitaire par rapport à bien d'autres régions de France (Allier, Indre, Cher, etc.). Sur les 6 essences principales surveillées, 4 sont en bon état de santé (chêne pédonculé, chêne sessile, pin maritime, Douglas) et 3 sont dans un état de santé moyen (châtaignier, épicéa de Sitka et pin Laricio). En dehors de l’encre du châtaignier donc l’impact est fort en Bretagne, les autres problèmes sanitaires (oïdium, chenilles défoliatrices, pyrale du tronc, rouille courbeuse, dendroctone, puceron vert, maladie des bandes rouges et sphaeropsis) sont à un niveau d’impact moyen.

 

 

Gérer aujourd'hui et anticiper les évolutions climatiques de demain

Les informations recueillies à l'échelle des zones surveillées en Bretagne sont essentiellement utilisées pour appréhender des évolutions nationales ou européennes. Néanmoins, certaines informations (par exemple, les attaques de pathogènes et d'insectes) même si elles sont difficilement quantifiables, fournissent des tendances dans le temps qui peuvent influer sur la gestion durable de la forêt bretonne. En 2020 par exemple, l'état de santé des chênaies a été analysé à l’échelle nationale. Cette analyse servira d’état de référence pour un suivi reconduit tous les 5 ans afin d’évaluer l’impact du stress hydrique lié au changement climatique.

 

F Lamiot -Travail personnel CC BY 2.5 | Pins maritimes atteints par le champignon Armillaire

 

Mieux comprendre

Retrouvez le bilan annuel de la santé des forêts en Bretagne édité par le pôle interrégional Nord - Ouest de la Santé. Il présente les faits marquants, un résumé de l'état de santé des principales espèces de la région et une information détaillé sur les principaux ravageurs.

Téléchargez le dossier bibliographique sur les forêts bretonnes.

 

Qui contacter ?

Xavier Grenié (CNPF Bretagne) : Tél. 02 99 30 00 30 - xavier.grenie [at] crpf.fr (courriel)

Auteurs : Emmanuèle Savelli (OEB)
Collaborateurs : Xavier Grenié (CNPF)
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