Dernière mise à jour le : 9 juillet 2019

3 espèces de phytoplancton toxique sont particulièrement présentes en Bretagne

Le phytoplancton comprend environ 5 000 espèces d’algues microscopiques. Une quarantaine d’entre elles sont toxiques pour la faune marine ou pour les humains.

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Les excès d’apports en éléments nutritifs en zone littorale s’accompagnent de proliférations de phytoplancton. Ce dernier comprend environ 5 000 espèces d’algues microscopiques ; une quarantaine d’entre elles sont toxiques pour la faune marine ou pour les humains.

 

Certaines phycotoxines, qui restent à l’intérieur des cellules algales, s’accumulent dans les animaux marins comme les coquillages, se nourrissant de phytoplancton. Alors qu’ils ne sont en rien affectés, ils deviennent toxiques pour leurs consommateurs et présentent un risque sanitaire pour les humains.

 

La Bretagne connaît régulièrement des épisodes de prolifération de trois genres de phytoplancton toxique : Dinophysis, Alexandrium et Pseudo-nitzschia. Ces types de proliférations nuisent aux activités conchylicoles et de pêche à pied. Elles s’accompagnent d’interdictions temporaires d’exploitation, de vente et de ramassage.

 

D’autres espèces émettent des phycotoxines qui, une fois libérées dans l’eau, sont nocives pour les animaux marins. C’est le cas de Karenia mikimotoi qui produit des substances toxiques pour les cellules et détruit les globules rouges. En 1995, lors de proliférations de grande ampleur, elles ont été à l’origine d’importantes mortalités de poissons, coquillages, oursins et divers invertébrés sur l’ensemble du littoral atlantique.

 

Environ 40 espèces d'algues microscopiques marines sont toxiques pour la faune ou pour les humains.

 

 

Accéder aux données

Chaque semaine, l'Ifremer émet des bulletins d'information et d'alerte sur les phytoplanctons toxiques par département qui perrmettent d'être informé en temps réel.

Également disponibles : les résultats du suivi au long cours depuis 2006 des zones touchées par des proliférations de phytoplancton toxique en Bretagne.

Auteurs : Emilie Novince (OEB)
Collaborateurs : Nadine Neaud-Masson (Ifremer)

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