Dernière mise à jour le : 20 novembre 2019

Déchets ménagers et assimilés : évolution du gisement et du traitement depuis 2010 en Bretagne

Vous trouverez sur cette page trois datavisualisations sur les déchets ménagers et assimilés (DMA) en Bretagne : des cartes et des graphiques concernant la production régionale de DMA, le tri des emballages issus de la collecte des recyclables et le traitement des DMA. Une quatrième datavisualisation propose des données de synthèse et de positionnement de la Bretagne et de ses territoires par rapport aux 6 objectifs régionaux et nationaux concernant les DMA.

Définitions

Les déchets ménagers et assimilés (DMA) correspondent à l’ensemble des déchets produits par les ménages (ordures ménagères résiduelles, déchets des collectes sélectives, déchets collectés en déchèterie), ainsi que la partie des déchets des activités économiques prise en charge par le service public.

Toutes les données sur les DMA en Bretagne sont aujourd’hui centralisées dans l’outil national Sinoe®, grâce aux déclarations annuelles faites par les collectivités chargées de la gestion et du traitement de ces déchets. Le suivi porte sur des éléments de contexte (gestion, organisation, équipements, etc.) et des données quantitatives sur les flux de déchets (tonnages par nature de déchet et destination de traitement, fréquentation, kilométrages de collecte, etc.). Ce suivi permet d'extraire des données sur les gisements et les filières de traitement.
 

Présentation de la datavisualisation - Production de DMA

Cette datavisualisation propose une analyse interactive des données relatives au gisement des DMA en Bretagne. Elle s'organise en 8 onglets :

  1. Une production régionale en hausse depuis 2010 : Un graphique montrant l’évolution de la quantité de DMA en Bretagne et un tableau avec des chiffres clés ;
  2. Une composition qui a fortement évolué depuis 2010 : Un graphique montrant l’évolution de la composition des DMA selon le territoire choisit en filtre ;
  3. Une progression du tri, un recul des ordures ménagères : un graphique détaillant l’évolution des flux collectés ;
  4. Les végétaux, une production à fort impact : Une courbe montrant l’évolution de la quantité de végétaux produits en Bretagne selon le territoire sélectionné ;
  5. Des situations variées entre territoires bretons : Une carte montrant la quantité de déchets collectés par collectivité pour l’année sélectionnée et des indications sur l’évolution de cette quantité depuis 2010 (à la hausse ou à la baisse) ;
  6. Des spécificités bretonnes (carte) : Une carte de la France avec la quantité de déchets collectés par région selon l’année et le type de déchets sélectionnés ;
  7. Des spécificités bretonnes (graphique) : La quantité de DMA collectée par région et en France selon l’année sélectionnée (en kg/hab, en tonnes ou en pourcentages selon le filtre sélectionné) ;
  8. En savoir plus : Pour en savoir plus sur la provenance des données, la façon dont vous pouvez les récupérer et comment éditer des rapports de positionnement.

Des filtres permettent de personnaliser l’affichage des données : année de référence, choix du territoire, de la population, du flux, etc.

Des informations complémentaires apparaissent lors du survol des graphiques avec la souris (infobulles). Des zones cliquables permettent d’éditer des rapports de positionnement ou de consulter le tableau des données sources ayant servi à construire les graphiques.

Les « rapports de positionnement » permettent à l'utilisateur de juxtaposer les analyses de la datavisualisation pour plusieurs territoires (positionner Rennes Métropole par rapport au département et à la région par exemple) dans une version optimisée pour l'impression A4.
 

Présentation de la datavisualisation - Le tri des emballages en Bretagne

Cette datavisualisation propose une analyse interactive des données relatives au tri des emballages[1]  en Bretagne et un positionnement par rapport au reste de la France. Elle s'organise en 3 onglets :

  1. Une des premières régions productrice d’emballages par habitant : Une carte de la France montrant la quantité d’emballages collectés par région. Un tableau montrant le positionnement d’une région sélectionnée sur la carte en terme de collecte d’emballages par rapport aux autres régions ;
  2. Une situation régionale stable mais des disparités départementales : Trois graphiques montrant l’évolution de la quantité des emballages collectés par année et leur composition ;
  3. Un taux de refus plus faible qu’au national : Un graphique représentant l’évolution du taux de refus des emballages et des journaux magazines en Bretagne et au national.

Des informations complémentaires apparaissent lors du survol des graphiques avec la souris (infobulles).
Des filtres permettent de personnaliser l’affichage des données : année de référence, type de matériaux, type de mesure…

 

[1] Les emballages correspondent à tous les recyclables sauf le verre : pots, bouteilles et flacons en plastique, boîtes en carton, boîtes de conserve et autres métaux issus de la collecte sélective.

Présentation de la datavisualisation - Le traitement des DMA en Bretagne

Cette datavisualisation propose une analyse interactive des données relatives aux filières de traitement des DMA en Bretagne. Elle s'organise en 4 onglets :

  1. Une augmentation nette de la valorisation : Un graphique montrant l’évolution des filières de traitement des DMA depuis 2010 ;
  2. Des situations variées entre territoires : Une carte montrant la répartition des filières de traitement en Bretagne ;
  3. Une augmentation de la valorisation matière : L’évolution des destinations de traitement déclarées par rapport à l’année de référence sélectionnée et au territoire choisi ;
  4. En savoir plus : Pour en savoir plus sur la provenance des données et avoir des explications sur la façon dont vous pouvez les récupérer.

Les filières de traitement apparaissant dans cette datavisualisation comprennent : 
-    La valorisation matière (ou recyclage)
-    La valorisation organique (méthanisation ou compostage)
-    La valorisation énergétique (généralement par incinération)
-    L’incinération (élimination sans valorisation énergétique)
-    ISDND (installations de stockages des déchets non dangereux)
-    ISDI (installations de stockage des déchets inertes)
-    Autres ( traitement physico-chimique…)

Des informations complémentaires apparaissent lors du survol avec la souris (infobulles).
Des filtres permettent de personnaliser l’affichage des données : année, nom de territoire, type de déchets…

 

Synthèse sur la gestion des DMA : la situation des territoires bretons

Cette datavisualisation fournit 7 indicateurs à différentes échelles de territoire en Bretagne :

  • nombre de collectivités à compétence collecte sur le territoire,
  • répartition des flux collectés de déchets ménagers et assimilés (DMA),
  • tonnages collectés de DMA par flux,
  • ratio de collecte par habitant et par flux,
  • répartition des filières de traitement par flux,
  • évolution des ratios par flux depuis 2010,
  • nombre de déchèteries et de services de collecte des végétaux en place sur le territoire.

Elle montre également le positionnement du territoire au regard de 6 objectifs réglementaires clés :

  • baisser la production de DMA,
  • développer la tarification incitative,
  • baisser la production de végétaux,
  • augmenter le taux de valorisation matière et organique,
  • étendre progressivement les consignes de tri à l’ensemble des plastiques,
  • diminuer l’enfouissement.

Elle est déclinable, à partir des filtres, en de multiples versions :

  • 8 années de données sont disponibles (de 2010 à 2017) ;
  • les ratios de collecte par habitant peuvent être calculé avec 2 populations (population municipale Insee ou population DGF) ;
  • plusieurs échelles de territoire sont disponibles (région, département, EPCI de collecte, EPCI de traitement, EPCI à fiscalité propre, pays, agence d’urbanisme, arrondissement, canton, etc.).

Son format est optimisé pour une impression paysage A4 (papier ou pdf) et une consultation PC. La consultation sur mobile fonctionne également bien mais il est toutefois nécessaire, à partir du menu disponible dans le bandeau en pied de page, de désactiver l’affichage « mobile » pour passer sur un affichage « ordinateur de bureau ».

Pour approfondir un sujet, il est possible, à partir des pictogrammes « graphique » disponibles dans le volet « Objectifs », d’accéder à des analyses détaillées associées.

 

Sources

Les données de cette datavisualisation sont extraites de la base de données nationale Sinoe®. La mobilisation des données (animation des campagnes d’enquête, test et validation des données) a été assurée de 1997 à 2004 par l’Ademe Bretagne, de 2005 à 2010 par les Départements en charge de l’élaboration du PEDMA (Plan d'élimination des déchets ménagers et assimilés), de 2011 à 2016 par l’Observatoire de l'environnement en Bretagne (OEB), de 2017 à 2018 par la Région Bretagne. À partir des données 2019 (enquête 2020), la mobilisation des données sera de nouveau assurée par l’OEB.

Les données « Taux de refus » sont fournies directement par Citéo.

Réalisation et traitement des données : Observatoire de l'environnement en Bretagne.

 

Traitement des données

La qualité des données disponibles dans ce document est dépendante :

  • De la qualité du suivi sur le terrain par les producteurs et/ou les gestionnaires de déchets ;
  • Du taux de déclaration ou de la représentativité des ratios ;
  • De la qualité des déclarations.

Quelques données manquantes ont été estimées afin de ne pas fausser les résultats globaux.

Les données DMA sont fournies par les collectivités maîtres d’ouvrages des opérations de collecte sur leurs territoires.

Pour chaque opération de collecte, la déclaration des données annuelles porte particulièrement sur le flux en jeu (nature du déchet, quantité, destination) et sur la desserte communale de ce flux. Ces données sont des données réelles issues d’un suivi spécifique.

Pour les traitements régionaux des données, réalisés par l'OEB et affichés dans les datavisualisations 1, 3 et 4 de cet article :


Afin de pouvoir diffuser les données déchets à d’autres échelles de territoire (un pays, une agence d’urbanisme, un EPCI non compétent sur la thématique des déchets, etc.) un travail de répartition des flux de l’échelle intercommunale à l’échelle communale a été engagé en exploitant la population comme clé de répartition.

Une fois les données flux ventilées à l’échelle communale une réagrégation à de multiples échelles est possible. Ces données sont alors des données estimées qu’il convient d’exploiter avec précaution.

Deux populations sont utilisées : la population Insee municipale et la population DGF. Ces populations servent notamment à calculer des ratios de production exprimés en kg/habitant.

La population Insee municipale comprend les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune. Le concept de population municipale correspond désormais à la notion de population utilisée usuellement en statistique. En effet, elle ne comporte pas de doubles comptes : chaque personne vivant en France est comptée une fois et une seule.
Pour le calcul d’un ratio de production sur une année de référence avec cette population, l’année de la population appelée est l’« année de référence - 2 » correspondant aux données du recensement mises à jour en décembre de l’année de référence, en vigueur au 01/01/ « année de référence +« 1 » et disponibles sur les limites territoriales en vigueur au 1er janvier « année de référence ».
Par exemple, les ratios 2016 sont calculés avec les tonnages 2016 et les populations Insee 2014 mises à jour en décembre 2016, en vigueur au 01/01/2017 sur les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016.

La population au sens DGF (Dotation globale de fonctionnement) est constituée par la population totale au sens Insee majorée d’un habitant par résidence secondaire et par emplacement de caravane au titre de l’accueil des gens du voyage (si la commune est éligible à la DSU ou à la fraction bourg-centre de la DSR, le nombre de places de caravanes est multiplié par 2).
Pour le calcul d’un ratio de production sur une année de référence avec cette population, l’année de la population appelée est l’« année de référence ».
Par exemple, les ratios 2016 sont calculés avec les tonnages 2016 et les populations DGF labellisées 2016.

Pour les traitements nationaux des données, réalisés par l'Ademe et affichés dans la 23ème datavisualisation de cet article


Les ratios de production de déchets, affichés en kg/habitant, sont calculés à partir d'une population Insee municipale estimée pour l’année de référence pour le territoire concerné. Ainsi, le ratio breton 2015 de production d’OMR est calculé en utilisant la production bretonne 2015 et la population Insee estimée de cette même année. Fiche METHODOLOGIQUE : Populations de référence utilisées dans SINOE.

 

Auteurs : Christophe Boué (OEB)
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