
Véritables réservoirs biologiques, les zones humides possèdent une végétation caractéristique des milieux humides, composée majoritairement de plantes hygrophiles (c’est-à-dire affectionnant les sols riches en eau). La plus commune de ces espèces est le jonc, qui peut être défini comme l’espèce « repère » des zones humides, de part sa reconnaissance facile et sa forte représentativité sur ces milieux. Cependant, il existe également tout un cortège floristique de plantes affectionnant les milieux humides, et qui renseignent, de part leurs caractéristiques, sur la nature du milieu : prairie, boisement, tourbière, etc. Ces espèces sont pour la plupart méconnues, constat d’autant plus regrettable que leur identification peut être relativement facile. Le présent guide s’attachera donc à décrire les espèces hygrophiles les plus courantes et dont la reconnaissance sur le terrain n’est pas difficile. Ce guide a donc pour finalité de faire connaître les plantes caractéristiques des zones humides, et de faciliter leur identification sur le terrain. Il prend également en compte le fait que chacune de ces espèces n’affectionne pas les mêmes types de milieux humides, et que leur observation est soumise à une échelle temporelle.