Dernière mise à jour le : 21 décembre 2021

L'empreinte matière d'un Breton ou d'une Bretonne : dépendances à l'étranger par type de matière et par produit consommé

C'est l'ensemble de l'économie mondiale qui répond à la consommation des Bretons. L'empreinte matière quantifie les extractions de ressources dans le monde, pour produire ce que consomment les Bretons chaque année.  Elle permet d'explorer la dimension mondiale des impacts induits par la consommation des Bretons, qui ne se cantonnent pas aux limites géographiques de la Bretagne. Elle permet également de montrer la dimension transversale de ces impacts grâce à un périmètre centré sur les ressources et non plus sur l'énergie ou le carbone. Quelles sont les matières nécessaire pour répondre à la consommation d'un Breton ou d'une Bretonne chaque année ? D'où viennent-elles ? Pour lesquelles y-a-t-il  une forte dépendance vis-à-vis de l'étranger ? Quels sont les produits principalement consommateurs de ressources ?
 
Les trois derniers onglets sont destinés aux utilisateurs avancés souhaitant étudier plus en profondeur les données.

Fonctionnement

Pour explorer l'empreinte matière d'un·e Breton·ne, avancez progressivement dans les différents onglets. L'avant dernier onglet permet de réaliser une étude de cas personnalisée : vous pouvez choisir une catégorie de produit (par exemple "produits et services téléphoniques") et explorer son impact dans le monde et par type de matière. Le dernier onglet, destiné aux utilisateurs avancés, permet de sélectionner en plus le type de matière (utilisée ou non utilisée) ou le demandeur final du produit consommé (un ménage Breton directement, ou les services publics par exemple).

  • Onglet 1 : une carte représentant toutes les extractions de matières nécessaires dans le monde pour répondre à la consommation d'un·e Breton·ne.

 

  • Onglet 2 : présentation de la distinction entre les matières utilisées, c'est-à-dire incorporées dans les processus de production et les matières non utilisées qui ne sont pas utilisées lors de la production comme par exemple les terres d'excavations. L'empreinte matière est un indicateur qui ne comptabilise que les extractions utilisées. Le graphique de droite montre la répartition par type de matières.

 

  • Onglet 3 : présentation du niveau de dépendance vis-à-vis de l'étranger par type de matières, et par pays d'origine des extractions.

 

  • Onglet 4 : les habitant·e·s des différents pays du monde n'ont pas la même empreinte matière. Comment se situent les Breton·ne·s par rapport à d'autres pays ? Ici seuls certains pays qui représentent bien les différences dans le monde sont représentés.

 

  • Onglet 5 : affichage du niveau de dépendance au extractions de matières à l'étranger par type de produit consommé par les Breton·ne·s. Un clic sur le nom de la catégorie de produit permet d'afficher sur le graphique de droite les résultats pour les détails des produits contenus dans la catégorie.

 

  • Onglet "étude de cas personnalisée" : il vous permet de selectionner une catégorie de produit et / ou un sous produit consommé par un·e Breton·ne et de visualiser son impact par zone géographique, par type de matière ainsi que sur une carte du monde. Si vous cliquez sur la partie colorée des barres, vous n'afficherez sur la carte que les extractions pour la matière selectionnée (par exemple les minerais métalliques).

 

  • Onglet "exploration avancée" : cet onglet permet d'aller encore plus loin en ajoutant des notions moins évidentes : les catégories de demandes finales (est-ce que le destinataire final du produit est un habitant directement, ou un service public qu'on lui rend etc) et une sélection entre matière utilisées ou non utilisées. L'empreinte matière correspond aux extractions utilisées uniquement. En anglais, elle est appelée Raw Material Consumption (RMC). Si l'on comptabilise les extractions utilisées et non utilisées, l'indicateur obtenu est la consommation totale de matières ou Total Material Consumption (TMC) en anglais, un indicateur qui n'est utilisé que très rarement. La TMC est utilisée à l'OEB dans les chiffres clefs des déchets.

Définitions

Différents types de matières :

  • Cultures primaires : les céréales, légumes, fruits, noix, oléaginueux protéagineux. Les cultures destinées au fourrage et les plantes broutées dans les prés par le bétail ne sont pas prises en compte dans cette catégorie.
  • Plantes paturées : les plantes paturées par les animaux d'élevage
  • Plante fourragères : les plantes cultivées pour alimenter ensuite les animaux d'élevage.
  • Résidus de culture : paille, broyats et autres résidus
  • Métaux : il s'agit ici des minerais métalliques qu'il a fallu extraire (et non pas du poids de métal pur contenu dans ces minerais)
  • Combustibles fossiles : il s'agit ici du charbon, de la lignite / charbon brun, du gaz naturel, du gaz naturel liquide, de la tourbe (pour usage énergétique) et du pétrole. Comme pour les métaux il s'agit ici des combustibles bruts.
  • Bois : bois de chauffage et bois de d'oeuvre, gommes, autres matières issues de la forêt
  • Minéraux non métalliques : sable, graviers, terre, pierre, sels, minéraux pour fertlisation agricole
  • Pêche : produits de la pêche

Sources et méthodologie

L'empreinte matière d'un·e Breton·ne est calculée en utilisant des données régionales sur la consommation des ménages (enquête Budget des familles de l'Insee) et un modèle entrées-sorties multirégional étendu à l'environnement. Il s'agit d'une modélisation du commerce international qui permet de retracer les flux d'imports et d'exports de biens et services entre 49 pays et zones géographiques du monde. Le modèle spécifie ce dont à besoin chacun des 200 secteurs des 49 pays modélisé pour produire 1€ de valeur ajouté.

Le modèle associe à ces flux des intensités matière par secteur d'activité et par pays. Par exemple le nombre de kg de bois qu'il faut pour que le secteur du BTP espagnol produise 1 € de valeur ajouté.

En croisant ces deux types de données (commerce et intensité matière par secteur et par pays) on peut remonter l'ensemble de la chaîne de valeur des produits consommés par les Breton·ne·s, en comptabilisant les extractions dans le pays où elles ont réellement lieu.

Les données de commerce international et d'intensité matières ont été produites par un projet de recherche financé par l'union eurpoéenne et impliquant plusieurs dizaines de chercheurs. Elles sont réunies dans la base de données EXIOBASE que nous avons utilisé dans notre calcul. Pour plus d'information sur la méthode et ses limites, un article dédié est disponible.

 

Accéder aux données

Mieux Comprendre

Lire notre article sur la méthode (Évaluer l'empreinte environnementale d'un·e habitant·e avec OEB_Empreinte).

Lire l'article sur l'empreinte matière d'un Français du rapport sur l’environnement en France (REE).

Auteurs : Pierre d'Arrentières (OEB)
Organisme Associé
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