Dernière mise à jour le : 20 janvier 2013

Diversité et organisation spatiale des pratiques biologiques et conventionnelles dans les paysages agricoles: effets sur les communautés d’auxiliaires

DESCRIPTION

Dans un souci de durabilité des agro-écosystèmes et de protection de la biodiversité, l’agriculture moderne se voit contrainte à réduire l’utilisation de produits phytosanitaires tout en développant de nouvelles techniques de protection des cultures. En raison de ses pratiques innovantes et alternatives, l’agriculture biologique (AB) est considérée comme une solution prometteuse pour favoriser la présence des ennemis naturels des ravageurs et assurer ainsi le contrôle biologique. L’enjeu actuel est d’identifier les facteurs parcellaires et paysagers qui influencent les communautés d’auxiliaires et de ravageurs afin de mieux comprendre et de mieux utiliser ce service écosystémique. L’étude présentée ici a pour but de mesurer l’effet de la diversité et de l’organisation spatiale des pratiques biologiques et conventionnelles sur l’abondance et la distribution des auxiliaires et des ravageurs. 20 paysages de 1km² présentant des surfaces similaires d’éléments semi naturels mais des surfaces variables d’agriculture biologique (de 6% à 35%) ont été sélectionnés en Ille et Vilaine. Dans chaque paysage, les communautés de coccinelles, carabes et pucerons ont été échantillonnées dans un blé d’hiver en AB et un blé conventionnel, d’avril à juillet 2012. Des enquêtes ont permis de relever les pratiques agricoles réalisées par les agriculteurs dans les parcelles suivies ainsi que dans les parcelles environnantes. Des variables paysagères ont été calculées afin de décrire la composition (% de surfaces en AB) et l’organisation spatiale (indice d’hétérogénéité) des pratiques dans un rayon de 250m autour de chaque parcelle échantillonnée. Les résultats montrent que les agriculteurs biologiques et conventionnels réalisent des pratiques agricoles très diversifiées sur blé d'hiver, même si la dichotomie entre les deux types de productions reste bien marquée. A l’échelle de la parcelle, ces pratiques semblent avoir un effet fort sur les auxiliaires, l’AB étant nettement plus favorable à leur abondance. La proportion d’AB ainsi que l’arrangement spatial des différentes pratiques dans le paysage environnant ne semblent quant à eux pas influencer les communautés d’auxiliaires.

NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE DETAILLÉE

keyboard_arrow_right Titre : Diversité et organisation spatiale des pratiques biologiques et conventionnelles dans les paysages agricoles: effets sur les communautés d’auxiliaires
keyboard_arrow_right Type de documentation : Actes de colloque/congrès
keyboard_arrow_right Auteur(s) personne(s) : Aviron Stéphanie, Baudry, Jacques , Puech, Camille
keyboard_arrow_right Date de publication : 20 janvier 2013
keyboard_arrow_right Editeur(s) : Institut national de la recherche agronomique (INRA)
keyboard_arrow_right Tags thématiques : méthodes agricoles, méthode biologique de lutte contre les nuisibles, gestion du paysage, agriculture biologique, phytosanitaire
keyboard_arrow_right Mots-clés libres : hétérogénéité/paysage/régulation biologique/agriculture conventionnelle/impact de l'environnement sur l'agriculture
keyboard_arrow_right Localisation : ILLE-ET-VILAINE
keyboard_arrow_right Langue : Français
keyboard_arrow_right N° d'édition (ISBN,DOI...) : 257253
keyboard_arrow_right Collection : Journées françaises d'écologie du paysage

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