Dernière mise à jour le : 20 janvier 1998

Capacités épuratrices des zones humides. Etude hydrogéologique et géochimique de zones humides en relation avec les nappes d'eau souterraine. Rapport d'étape - Année 1 - 1997.

DESCRIPTION

Interfaces permanents ou temporaires entre les milieux solides et aquatiques, les zones humides ont des fonctions multiples intervenant à  l'échelle des bassins versants dans les processus hydrologiques, biologiques et physico-chimiques. La reconquête de la qualité des eaux gravement atteintes par les pollutions d'origine principalement agricole (Nitrates - Azote, pesticides) est un chantier prioritaire en Bretagne. La gestion des zones humides de fonds de vallées et l'optimisation de leurs capacités épuratrices font partie des moyens de lutte engagés ou proposés : actions de préservation, conservation, aménagement, modifications (en particulier des conditions d'écoulement), re-création, réhabilitation. Les zones humides de fonds de vallées sont très diverses et hétérogènes. Les opérations d'aménagement devront être précédées par l'évaluation de leur intérêt et des impacts prévisibles. On notera que la Bretagne n'est pas la seule région confrontée aux pollutions azotées et que les zones humides répertoriées représentent 4 % du territoire national. En Bretagne, 450 à  600 000 hectares seraient occupés par des zones hydromorphes de bas-fonds, selon le Conseil Scientifique Régional de l'Environnement. Le projet mis en oeuvre par le BRGM avec des cofinancements régionaux (programme Bretagne Eau Pure 2) vise à  développer un outil permettant d'évaluer le rôle des eaux souterraines dans le fonctionnement hydraulique et géochimique des zones humides, notamment sur leurs capacités dénitrifiantes. Les critères hydrogéologiques à  prendre en compte par les projets d'aménagement pourront être définis. Les travaux se poursuivant jusqu'à  fin 1999, ceci n'est qu'un rapport d'étape. Dix neuf piézomètres (3 à  9 m de profondeur) complémentaires aux installations existantes ont été mis en place en novembre et décembre 1997 sur deux bassins versants, l'un à  Naizin (56) -terrain d'étude commun avec l'INRA, Sciences des sols et Géosciences, l'autre à  Pleine Fougères (35) -terrain d'étude commun avec le CNRS, laboratoire ECO-BIO. L'évolution des niveaux est suivie manuellement (contrôles bimensuels) ou en continu (Naizin). Des échantillons d'eau sont prélevés mensuellement. Deux préleveurs automatiques et 2 sondes multi-paramètres installés à  Naizin complètent le dispositif actuel. Les déterminations portent essentiellement sur les anions majeurs. Dans l'état actuel des travaux (période d'observation inférieure à  1 cycle hydrogéologique), il est difficile d'obtenir des conclusions définitives. Cependant, il apparaà®t clairement que, pendant la période observée, les zones humides de fonds de vallées étudiées sont en continuité avec la nappe dont elles sont l'expression visible secteurs d'exfiltration des eaux souterraines (et non d'infiltration des eaux de pluie), elles drainent à  la fois la partie supérieure de la nappe, parfois très chargée en azote et la partie la plus profonde, sans Nitrates - Azote, ou à  faibles teneurs. Les apports respectifis des eaux plus ou moins profondes varient constamment dans le temps, gouvernés par les différences de charges hydrauliques dans les divers horizons conducteurs du sous-sol, elles-mêmes dépendant des conditions climatiques du moment et du passé proche. Ces résultats partiels doivent être précisés, confirmés et quantifiés pour que les conséquences pratiques de l'influence des nappes souterraines sur l'aménagement et l'optimisation du potentiel épurateur des zones humides puissent être définies. Le recueil des données géochimiques et hydrogéologiques commencé en début de période de recharge sera poursuivi jusqu'à  un état d'étiage satisfaisant pour permettre une interprétation tenant compte des variations saisonnières. Des mesures hydrogéologiques complémentaires (perméabilités, gradients) seront nécessaires pour approcher une quantification réaliste des flux. Les conditions d'extension de résultats à  d'autres zones humides de fonds de vallées situées dans des contextes différents devront être recherchées et définies.

NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE DETAILLÉE

keyboard_arrow_right Titre : Capacités épuratrices des zones humides. Etude hydrogéologique et géochimique de zones humides en relation avec les nappes d'eau souterraine. Rapport d'étape - Année 1 - 1997.
keyboard_arrow_right Type de documentation : Rapports
keyboard_arrow_right Auteur(s) personne(s) : TALBO.H.
keyboard_arrow_right Auteur(s) organisme(s) : MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE DE LA RECHERCHE ET DE LA TECHNOLOGIE, Conseil général d'Ille et Vilaine CG35, Conseil départemental du Morbihan (CD56), Conseil régional de Bretagne
keyboard_arrow_right Date de publication : 20 janvier 1998
keyboard_arrow_right Editeur(s) : Bureau de recherches géologiques et minières en Bretagne (BRGM Bretagne)
keyboard_arrow_right Tags thématiques : eaux souterraines, zone humide
keyboard_arrow_right Langue : Anglais

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