Dernière mise à jour le : 16 août 2019

Diversité des essences forestières en Bretagne

Cet indicateur participe à l'évaluation des modifications de l'occupation du sol et de leurs conséquences spécifiques sur le patrimoine naturel en Bretagne.

que calcule cet indicateur ?

Parts relatives des peuplements forestiers bretons en fonction du caractère indigène de l’essence principale et du nombre d’essences.

 

Résultat

Les peuplements forestiers indigènes et constitués par au moins 3 essences représentent 65,9 % de la surface forestière totale. Les peuplements forestiers non indigènes et constitués par moins de 3 essences représentent 3,1 % de la surface forestière bretonne.

 

Méthode et données

Pour plusieurs thématiques forestières il existe de nombreuses références au niveau national : recherche scientifique (GIP ECOFOR, IRSTEA...), indicateurs de gestion durable des forêts françaises métropolitaines (MAA, IGN), indicateurs de l’observatoire national de la biodiversité (MTES, IGN, ONF...). Pour développer les indicateurs régionaux, le parti a été pris de s’appuyer sur ces références.
Dans le jeu d’indicateurs régionaux pour la Bretagne, la naturalité des milieux boisés est appréhendée à travers 4 critères : la continuité temporelle, la diversité des essences, la maturité, la continuité spatiale.
D’une manière générale, et à l’échelle d’un peuplement forestier, la diversité des essences influence favorablement la biodiversité par :
- la présence d’arbres d’essences autochtones (richesse spécifique plus forte du cortège associé à ces essences, et espèces davantage spécialisées) ;
- un mélange d’essences, offrant des conditions de vie plus variées. Toutefois, certains habitats naturels sont caractérisés, dans leur forme typique, par un faible nombre d’essences dans la strate arborée (ex : hêtraies-chênaies acidiphiles).
La diversité en essences peut aussi être analysée à l’échelle d’un massif forestier, à travers la mosaïque de peuplements.

  • Méthode

La méthode de calcul est fondée sur le croisement de deux critères :
  - la richesse en espèces du peuplement forestier ;
  - le caractère indigène de l’essence principale du peuplement.
Le nombre d'espèces du peuplement recensable est compté sur les placettes de mesure des couverts (25 m de rayon). Si les relevés étaient effectués sur des placettes plus vastes, le nombre d'essences serait augmenté. La taille des placettes limite donc de fait le nombre d'essences décomptées. Les ventilations par type de peuplement sont faites par essence principale. L’annexe 2 des Indicateurs de gestion durable 2015 détaille le regroupement des espèces en essence. Par exemple, l'essence "saule" regroupe le saule cendré, le saule marsault, le saule roux...
L'essence principale est l'essence qui a le plus fort taux de couvert libre relatif, ici, dans le peuplement recensable uniquement.
Sont définies comme espèces d’arbres indigènes, les espèces ayant colonisé le territoire métropolitain par des moyens naturels, ou bien à la faveur de facteurs anthropiques, mais dont la présence est dans tous les cas attestée avant l’année 1492 (liste nationale - annexe 5 des indicateurs de gestion durable des forêts françaises métropolitaines - MAA, IGN).
Le calcul de l’indicateur régional s’appuie quant à lui sur la liste des espèces indigènes par région biogéographique (au sens Union Européenne) qui a été utilisée dans le calcul des indicateurs de structure et de fonction pour le rapportage sur l’état de conservation des habitats naturels d’intérêt communautaire.
Ainsi les espèces considérées comme indigènes, au nombre de 65, sont les suivantes : Acer campestre - Erable champêtre, Acer monspessulanum - Erable de Montpellier, Acer platanoides - Erable plane, Acer pseudoplatanus - Erable sycomore, Alnus glutinosa - Aulne glutineux, Arbutus unedo - Arbousier, Betula pubescens - Bouleau pubescent, Betula pendula - Bouleau verruqueux, Buxus sempervirens - Buis, Carpinus betulus - Charme, Castanea sativa - Châtaignier, Cornus mas - Cornouiller mâle, Corylus avellana - Noisetier coudrier, Crataegus monogyna - Aubépine monogyne, Crataegus laevigata - Aubépine épineuse, Euonymus europaeus - Fusain d'Europe, Fagus sylvatica - Hêtre, Fraxinus excelsior - Frêne commun, Fraxinus angustifolia subsp. angustifolia - Frêne oxyphylle, Ilex aquifolium- Houx, Juniperus communis subsp. communis - Génévrier commun, Laburnum anagyroides subsp. anagyroides- Cytise aubour, Phillyrea latifolia - Filaire a feuilles larges, Pyrus pyraster - Poirier commun, Malus sylvestris - Pommier sauvage, Pistacia terebinthus - Pistachier térébinthe, Populus x canescens - Peuplier grisard, Populus nigra - Peuplier noir, Populus tremula - Tremble, Prunus avium - Merisier, Prunus cerasus - Cerisier, Prunus domestica - Prunier domestique, Prunus mahaleb - Cerisier de Sainte-Lucie, Prunus padus - Cerisier à grappes, Prunus spinosa - Prunellier, Quercus ilex - Chêne vert, Quercus pubescens - Chêne pubescent, Quercus robur subsp. robur - Chêne pédonculé, Quercus petraea subsp. petraea - Chêne sessile, Quercus suber - Chêne-liège, Quercus pyrenaica - Chêne tauzin, Rhamnus alaternus - Nerprun alaterne, Rhamnus cathartica - Nerprun purgatif, Frangula alnus - Bourdaine, Salix alba - Saule blanc, Salix caprea - Saule marsault, Salix cinerea - Saule cendré, Salix fragilis - Saule cassant, Salix x rubens - Saule rouge, Salix triandra - Saule a trois étamines, Salix viminalis - Saule des vanniers, Sambucus nigra - Sureau noir, Sorbus aria - Alisier blanc, Sorbus aucuparia subsp. aucuparia - Sorbier des oiseleurs, Sorbus domestica - Cormier, Sorbus latifolia - Alisier de Fontainebleau, Sorbus torminalis - Alisier torminal, Taxus baccata - If, Tilia cordata - Tilleul à petites feuilles, Tilia platyphyllos subsp. platyphyllos - Tilleul à grandes feuilles, Ulmus minor subsp. minor - Orme champêtre, Ulmus laevis - Orme lisse, Ulmus glabra subsp. glabra - Orme de montagne, Pyrus cordata - Poirier à feuilles en cœur, Salix atrocinerea - Saule roux.
Les données utilisées portent sur la période des campagnes de relevés 2009 à 2016, et sur les forêts de production hors peupleraies.
Cinq campagnes d’inventaire forestier national sont nécessaires à la constitution d’un échantillon suffisant pour fournir des résultats régionaux.

  • Donnée

Accédez aux données traitées

Accédez aux données source de l'IGNF

  • Pour en savoir plus

Indicateurs de gestion durable des forêts françaises métropolitaines : 4.1 richesse locale moyenne en essences forestières & 4.4 indigénat des essences forestières

  • Chaine de production

Source des données : IGN, inventaire forestier national 2009-2016.
Compilation, traitement et calcul : IGN (Ingrid Bonhême).
Rédaction : DREAL Bretagne.
Mise en forme : OEB décembre 2018.
Principal-e contributeur-trice à l’émergence de l’indicateur : Aude Pélichet Dreal Bretagne.

Auteurs : Aude Pélichet (Dreal Bretagne), François Siorat (OEB)
Collaborateurs : Ingrid Bonhême (IGNF)
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