Dernière mise à jour le : 7 novembre 2019

Les ménages bretons produisent plus de 2 millions de tonnes de déchets chaque année

Avec une production par habitant d'ordures ménagères non triées sous la moyenne nationale, un volume de déchets végétaux élevé et des disparités sur son territoire, la Bretagne présente un profil atypique en matière de déchets ménagers et assimilés.

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Une hausse globale qui masque des changements de comportements

Les déchets ménagers et assimilés correspondent à tous les déchets dont les producteurs sont des ménages ou des professionnels pour lesquels les caractéristiques des déchets sont assimilables à celles des ménages (composition, volumétrie, etc.). C’est le service public de gestion des déchets qui organise la collecte et le traitement de ces déchets.

Dans l’état des connaissances actuelles, on estime à environ 15 % la part de ces déchets dans le gisement régional global. Alors que la quantité de déchets ménagers et assimilés doit baisser d'ici 2020, elle a plutôt tendance à augmenter (+ 3 % entre 2010 et 2016). Cette hausse s’explique par une évolution des comportements des Bretons. Alors que la quantité d’ordures ménagères résiduelles a baissé, le dépôt en déchèterie a augmenté. Simple effet de vases communicants ? Pas totalement. Certes une partie du contenu de la poubelle grise a été détourné vers des déchèteries toujours plus adaptées. Mais ces dernières ont également capté certains flux non comptabilisés auparavant et qui contribuaient à polluer (décharges sauvages, brûlage, etc.).

 

Les déchets des végétaux, une spécificité bretonne

La Bretagne produit deux fois plus de déchets végétaux par habitant que la moyenne nationale. Cette production varie d’une année sur l’autre en fonction des conditions météorologiques. On retrouve ce gisement important de végétaux dans les autres régions de France bordant l’Atlantique et la Manche. Entre 2010 et 2016, la quantité de déchets végétaux collectés en déchèterie a augmenté de 30 kg/habitant. Elle représente 44 % des tonnages des déchèteries.

 

Une production plus forte en zone littorale

Si on exclut les déchets collectés en déchèteries, il reste les ordures ménagères et assimilées constituées de l'ensemble des collectes de proximité : emballages, papiers, verre, déchets fermentescibles et poubelle résiduelle (ou poubelle grise). On constate une forte disparité de la production par habitant de ces ordures sur le territoire.

 

 

 

Auteurs : Geoffrey Le Page (OEB)
Collaborateurs : Christophe Boué ( OEB)

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